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Bernard Drainville veut protéger les motoneigistes et les quadistes
Mercredi, 4 mars 2026 00:00
MISE À JOUR Mercredi, 4 mars 2026 07:31
Le candidat à la direction de la CAQ Bernard Drainville veut proposer des mesures pour protéger les sentiers fédérés et préserver à long terme ce secteur essentiel pour l’économie des régions.
« Les motoneigistes et les quadistes financent eux-mêmes leur réseau depuis des décennies. Ils entretiennent près de 60 000 kilomètres de sentiers avec leurs droits d’accès, leur droit d’immatriculation et des milliers d’heures de bénévolat. Ce qu’ils demandent, ce n’est pas un chèque du gouvernement, c’est qu’on arrête de leur mettre des bâtons dans les roues », explique le candidat.
Pour lui, l’activité des véhicules hors route est un moteur économique majeur pour les régions. « Ce secteur génère à lui seul près de quatre milliards de dollars en retombées économiques chaque année au Québec.
« Pourtant, le modèle actuel, qui tient debout grâce au bénévolat, à l’argent des membres et à la générosité des propriétaires fonciers, se retrouve aujourd’hui affaibli par des règles mal adaptées, qui pourraient être changées. »
Il rappelle qu’au Québec, il y a plus de 238 000 motoneigistes et 450 000 quadistes qui peuvent circuler dans des sentiers interconnectant plus des trois quarts des municipalités.
SES MESURES
Il présente trois solutions à des problèmes qui, selon lui, sont des irritants importants pour le milieu.
Dans un premier temps, il veut mettre fin à la double tarification dans les zecs.
« Depuis peu, certaines zecs exigent des droits de circulation aux membres de la fédération, même lorsqu’ils empruntent exclusivement des sentiers fédérés qu’ils financent eux-mêmes. Il y a beaucoup de frustration sur le terrain. Je suggère donc de modifier le Règlement sur les zones d’exploitation contrôlée de chasse et de pêche, pour prévoir une exemption claire pour ces usagers. »
Dans un deuxième temps, il veut s’attaquer au dossier des infrastructures de VHR, qui sont incluses dans le rôle d’évaluation municipal.
« Des ponts et des passerelles construits pour maintenir la continuité des sentiers sont parfois inscrits au rôle d’évaluation municipal, ce qui entraîne une taxation pour les propriétaires, qui n’en retirent aucun bénéfice. Ma proposition est d’ajouter une exemption à la Loi sur la fiscalité municipale pour ces ouvrages. L’objectif est de protéger les droits de passage accordés par les propriétaires et éviter que ces derniers ne soient pénalisés. »
« Une partie importante des sentiers fédérés emprunte des chemins forestiers sous responsabilité gouvernementale. Des fermetures imprévues ont déjà fragilisé certains tronçons. Il faudrait donc reconnaître officiellement des corridors récréatifs afin d’assurer un accès plus stable et prévisible. Ce mécanisme serait intégré dans la Loi sur les véhicules hors route. »
Ces suggestions aideraient grandement les deux fédérations qui s’occupent du dossier de la pratique du quad et de la motoneige au Québec.
« On peut corriger ces enjeux réglementaires à faible coût, protéger les propriétaires fonciers et donner de la stabilité aux régions qui vivent de cette activité », conclut M. Drainville.
Tarifs en vigueur pour la saison 2025-2026
Les tarifs des droits d’accès incluent le coût de l’assurance responsabilité civile obligatoire en vertu de l’article 19 de la Loi sur les véhicules hors route, ainsi que les taxes applicables.
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425 $ pour un droit d’accès annuel acheté entre le 1er et le 31 octobre 2025
- 450 $ pour un droit d’accès annuel acheté entre le 1er novembre et le 15 décembre 2025
- 550 $ pour un droit d’accès annuel acheté après le 15 décembre 2025
- 900 $ pour un droit d’accès annuel vendu en sentier*
- 325 $ pour un droit d’accès annuel pour motoneige antique (motoneiges 2006 et moins)
- 300 $ pour un droit d’accès 7 jours
- 240 $ pour un droit d’accès 5 jours
- 190 $ pour un droit d’accès 3 jours
- 90 $ pour un droit d’accès 1 jour
- 650 $ pour un droit d’accès pour motoneige de location
- 40 $ pour un droit d'accès de remplacement**
* Procurez-vous votre droit d’accès avant de prendre le sentier !
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Faite circuler c'est pour votre sécurité !!!!!!
OBLIGATIONS DU PASSAGER
10. Le passager d’un véhicule hors route muni d’une selle doit monter derrière le conducteur et demeurer assis en faisant face vers l’avant, les pieds reposant sur les appuie-pieds, tant que le véhicule est en mouvement.
D. 1222-2004, a. 10; L.Q. 2014, c. 12, a. 59.
*Loi des véhicules hors route LVHR
**Il est strictement interdit d’asseoir un passager en avant de vous.
Pour certains, cette position semble plus sécuritaire, mais si vous êtes dans une situation d’impact, votre corps sera projeté vers l’avant et vous risquerez d’écraser votre enfant.
Il doit donc être installé à l’arrière du conducteur.
Le passager doit avoir trois points d’appui : le dossier, les mains sur les poignées et les pieds bien appuyés sur les marchepieds.
C’est comme ça que vous saurez si vous transportez votre enfant de façon sécuritaire.
S’il n’est pas suffisamment grand pour avoir les pieds appuyés,
il ne devrait pas être passager sur votre motoneige.
Il est généralement toléré par les policiers d’ajouter des marchepieds faits en atelier d’usinage à vos marchepieds d’origine.
Pourquoi est-ce si important d’avoir des marchepieds à la bonne hauteur?
Votre passager doit être en mesure de s’appuyer lors des manœuvres faites avec votre motoneige.
Lors d’un détour un peu serré, un enfant peut vite se retrouver hors du véhicule s’il n’a pas les appuis nécessaires.
En bas âge, les enfants ont tendance à s’endormir lors des promenades en motoneige.
Un harnais de sécurité, comme celui conçu par Bilodeau, permet de maintenir en place l’enfant sur la motoneige.
Cependant, le harnais ne doit pas remplacer les marchepieds.
Votre enfant doit avoir les pieds appuyés en tout temps, harnais ou non.

